Toile de MonetL’enfant et le voilier Et l’enfant en rêvant regardait le voilier
Qui voguait sous le vent vers des îles heureuses,
La vague se levant vers un océan d’or
Qu’un soleil finissant tissait d’heures précieuses.
Sa barque était trois-mâts, il serait Magellan,
Ou Vasco de Gama dans les comptoirs des Indes,
Quand le monde était plat, juste au bord du néant ;
Il serait l’enfant-roi, et son sceptre debout.
Debout rêvait l’enfant, son frère l’appelait,
Mais les seuls mots vivants étaient ceux des sirènes
Qu’un jour sur l’océan il choisirait pour reines,
Et son âme flottant à la proue du voilier.
Théo9 Mai 2008Improvisation en vers libres/rimes internes