Des pas sur la page
Page blanche, aube grise.
Fenêtre close à l’infini.
Ma page est vide, mon cœur est lourd.
A la fenêtre, des feuilles comme des regards brillent,
Des larmes que la rosée leur donne.
Viens habiter ma page, que je sois moins seul.
Tu es venue, fenêtre ouverte.
Je t’ai couchée sur ma page et tu t’es abandonnée.
D’un mot, j’ai voilé le chagrin qui approchait.
Une virgule accrochée à tes lèvres, le silence s’est installé.
Mes points de suspension ont parcouru ton corps de soupirs.
Tu te lèves maintenant et tu parcours ma page,
Nonchalance gracieuse que ma plume enjolive ;
Une strophe te plaît, tu la caresses un instant
Et les mots jaillissent en désir de toi.
Ma page est pleine maintenant.
Partout, entre les mots, la trace de tes pas.
Page écrite, aube nouvelle.
Fenêtre ouverte à l’infini.
Théo
Janvier-février 2008